Atelier de biographie
Offrez-lui le livre de sa vie.
L’histoire de sa vie racontée à voix haute, nous en faisons un livre imprimé.
L’atelier ouvre bientôt. Inscrivez-vous pour avoir un accès prioritaire.

Imprimé et relié en France
Format A5, papier crème, dos carré.
Autant d’exemplaires qu’il faut
Un pour chaque enfant, un pour chaque petit-enfant.
Il signe son livre de sa main
La couverture attend son prénom, au stylo.
Ce que c’est
Une biographie, un mémoire.
Un mémoire, pas un arbre généalogique ni un album. Il raconte ce qu’il a retenu, dans son ordre à lui, avec ce qu’il en pense encore aujourd’hui. Nous mettons en forme, nous ne vérifions rien contre les archives : sa version des choses ne se trouvera nulle part ailleurs.
Comment ça se passe.
Quatre étapes, et pas une ligne à écrire. Les écrans ci-dessous sont ceux de l’atelier, tels qu’ils sont aujourd’hui.

Étape 1
Tout commence par une conversation.
L’écran ressemble à une messagerie. Une question arrive, la réponse se raconte à voix haute ou se tape au clavier. Le premier échange dure une demi-heure. On s’arrête quand on veut, on reprend le lendemain.

Étape 2
Ce qui mérite d’être raconté.
De cet échange naît le plan du livre : les chapitres, les époques, ce qu’il veut y mettre. Rien n’est figé. On renomme, on déplace, on retire ce qui ne regarde personne d’autre.

Étape 3
Ensuite, un chapitre à la fois.
On raconte, l’atelier rédige. On relit, on ajoute un passage, on en supprime un autre, autant de fois qu’on veut.

Étape 4
Le livre arrive chez vous quelques semaines plus tard.
Une photo par chapitre, une pour la couverture. Quand tout lui convient, nous imprimons. Il ne lui reste qu’à signer le sien.
Le livre
Ce qu’on reçoit à la fin.
Chapitre 3
Le terrain derrière la fonderie

On ne disait pas qu’on jouait au rugby. On disait qu’on était au club. Ce n’était pas la même chose. Le club, c’était le terrain, les vestiaires en parpaings, le buffet du samedi soir, et une quarantaine d’hommes qui travaillaient tous à moins de deux kilomètres les uns des autres.
Le terrain était derrière la fonderie, séparé de la cour par un grillage que personne n’avait réparé depuis la guerre. Quand le vent venait de l’ouest, on jouait dans l’odeur du sable de moulage. Les jours de coulée, on rentrait avec la même poussière sur la peau qu’à l’atelier, et ma mère ne faisait pas la différence entre mes affaires du lundi et celles du dimanche.
Il n’était pas plat. Il descendait vers le fossé côté sud, d’un bon mètre sur la longueur, et tout le monde le savait sauf les équipes qui venaient de loin. On a gagné des matchs rien qu’avec ça.
En novembre, le bas du terrain gardait l’eau pendant trois semaines et on jouait dedans quand même. Il n’y a jamais eu de rencontre reportée chez nous, sauf en 1956, quand il a gelé quinze jours de suite et que le sol est devenu dur comme la fonte qu’on coulait.
J’ai commencé en 1953. J’avais dix-sept ans et j’étais entré à la fonderie au mois de mars, aux noyaux d’abord, puis au démoulage.
Le contremaître s’appelait Bertin. Il jouait deuxième ligne et il mesurait un mètre quatre-vingt-huit, ce qui à l’époque faisait de lui un géant. C’est lui qui m’a dit, un midi, que je faisais l’affaire. Il n’a pas demandé si je savais jouer. Il a regardé mes épaules et il a dit qu’on se voyait jeudi.
Le jeudi, on s’entraînait sous deux projecteurs dont l’un clignotait. On courait autour du terrain, on faisait des passes, on poussait contre un mur de traverses de chemin de fer que Bertin avait récupérées, je n’ai jamais su comment.
À huit heures et demie, tout le monde partait : le dernier car passait à neuf heures moins le quart. Ceux du bourg rentraient à pied. Moi j’avais un vélo, et l’hiver je glissais du papier journal sous ma chemise, entre le maillot et la peau. Ça coupe le vent mieux qu’un manteau.
C’est mon père qui me l’avait appris, il le tenait de l’armée.
Les premiers mois, je n’ai pas joué. Je portais les ballons, je tenais les bidons. Personne ne m’a dit quand ça changerait, et je n’ai pas demandé.
Les matchs se jouaient le dimanche après-midi. Le matin, il y avait la messe pour ceux qui y allaient, et le repas de famille pour tout le monde.
On se retrouvait à deux heures devant le café des Sports et on partait dans la 203 de Bertin, six dedans, les crampons dans le coffre et les maillots sur les genoux.
Le déplacement que je revois le mieux, c’est celui de Saint-Léger, en février 1957. Il pleuvait depuis le vendredi. Le terrain n’était plus qu’une plaque de boue avec de l’herbe autour, et au bout d’un quart d’heure on ne se distinguait plus les uns des autres. On jouait au bruit.
J’ai pris un coup de crampon sur l’arcade à la demi-heure, un vrai, de ceux qui saignent beaucoup et qui ne font pas mal tout de suite. Le soigneur, qui était boucher le reste de la semaine, m’a fermé ça au sparadrap et m’a renvoyé sur le terrain. On a perdu de trois points.
Dans la voiture, personne n’a parlé du match. Bertin a dit que la 203 sentait le chien mouillé et on a ri jusqu’à la maison. J’ai gardé la marque au-dessus de l’œil. Simone dit qu’on ne la voit plus. Moi, je sais où elle est.
Les vestiaires n’ont pas eu d’eau chaude avant 1957. On se lavait au tuyau, dehors, même en janvier, et celui qui criait le plus fort payait sa tournée.
Quand le chauffe-eau est arrivé, un cylindre gris accroché trop haut, on est restés dessous à ne rien faire, juste pour le plaisir. Il chauffait pour quatre hommes. Il y avait quinze douches. Bertin a dit qu’à ce compte-là il valait mieux perdre : les vaincus se lavent les derniers, et l’eau était froide de toute façon.
Après le match, on montait au buffet, une pièce au-dessus des vestiaires avec deux tables et un poêle. Les femmes de deux ou trois joueurs faisaient des tartes qu’on payait un franc la part, et l’argent allait aux maillots.
On y restait jusqu’à sept heures, huit heures les soirs de victoire. Personne ne parlait de travail au buffet. C’est une règle qui n’a jamais été dite à voix haute, et je n’ai jamais vu personne l’enfreindre en huit ans.
La télévision est arrivée au café des Sports en 1959. Le patron l’avait installée en hauteur, dans un coin, avec un rideau devant qu’il ouvrait à l’heure du journal. Les dimanches suivants, on est montés moins souvent au buffet.
Je ne dis pas que c’est elle qui a tué le club : il y a eu la fermeture de la fonderie en 1972, et ça a suffi. Mais quelque chose a changé cette année-là, et je ne m’en suis aperçu que bien plus tard.
Simone m’a vu jouer une fois, en 1958. C’était contre Chagny, en septembre, il faisait beau. Elle est venue avec sa sœur et elles sont restées debout derrière la ligne de touche, parce qu’il n’y avait pas de tribune.
Après, elle a dit que c’était sale, qu’elle n’y comprenait rien, et qu’elle ne voyait pas l’intérêt de courir après un ballon qui n’était même pas rond. On s’est mariés l’année suivante, en juin.
J’ai arrêté en 1961, à vingt-cinq ans. Pas pour une blessure : pour les horaires. On était passés en trois-huit à la fonderie et je ne tenais plus le jeudi soir. J’ai continué à venir le dimanche pendant deux ou trois saisons, à regarder depuis le grillage, puis moins souvent, puis plus du tout.
Le terrain n’existe plus. Ils ont construit un rond-point et un magasin de bricolage. Quand je passe devant, ce que je cherche des yeux, c’est le fossé, parce que le fossé est toujours là, sous le parking. Je suis à peu près le seul à le savoir.
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Chapitre de démonstration, composé dans l’atelier à partir d’un entretien. Ce n’est pas le texte d’un client.

- Format A5
- papier crème, dos carré, relié
- Ses mots
- ses tournures, ses surnoms de famille
- Une photo
- par chapitre, une pour la couverture
- Sa signature
- écrite de sa main, à la réception
La mosaïque
Une vie est faite de morceaux.
Un métier appris sur le tas, une famille tenue à bout de bras, une passion que personne ne comprenait, un deuil traversé sans le dire. Séparés, ces morceaux ne disent pas grand-chose. Mis côte à côte, ils font une vie, et personne d’autre n’a le même assemblage.
À la fin du récit, neuf de ces morceaux ressortent plus que les autres. Nous les dessinons, et ils s’impriment au dos de son livre, en mosaïque.
La TribuÉlever une équipe
L'Éclat de RireLa joie comme philosophie
Le RocCelui sur qui tout le monde s'appuie
Le Conquérant DiscretPartir de peu, arriver loin
L'Étincelle CréativeL'art sous toutes ses formes
Le Cœur sur la MainL'émotion à fleur de peau
Le PasseurTransmettre ce qu'on sait
Les Mains TenduesDonner sans compter
Le Cercle des FidèlesL'amitié qui traverse le temps
Il n’a rien à installer, rien à savoir faire.
L’écran ressemble à une messagerie. On pose une question, il répond à voix haute ou au clavier. S’il sait envoyer un message à ses petits-enfants, il sait déjà s’en servir.
Rien à installer
Un lien reçu par message, sur le téléphone ou l’ordinateur qu’il a déjà.
Pas une ligne à écrire
Il parle, nous écrivons. Le clavier reste pour ceux qui préfèrent.
Pas besoin de savoir raconter
Ni d’être bavard. Les questions font le travail, il n’a qu’à répondre.
Nos engagements
Ce que nous garantissons.
Rien ne s’imprime sans son accord
Il relit chaque chapitre et le valide avant l’impression. Ce qu’il n’a pas approuvé ne part pas chez l’imprimeur.
Autant de réécritures qu’il faudra
Un passage sonne faux, un prénom est mal écrit : on reprend, sans frais et sans limite, jusqu’à l’impression.
Ses souvenirs lui appartiennent
Ils restent privés et hébergés en Europe. Il peut les supprimer quand il veut, sans avoir à se justifier.
L’atelier
Ce que comprend l’atelier.
- Les entretiens, sans limite, à l’oral ou à l’écrit
- La rédaction du livre, chapitre par chapitre
- Les relectures et les corrections, autant qu’il en faut
- La mosaïque de ses neuf tampons de vie
- Un exemplaire relié, imprimé en France, livré chez vous
Sans engagement. Vous décidez à l’ouverture si vous continuez.
Questions
Pour que son histoire ne s’arrête pas à lui.
Laissez-nous votre adresse. Nous vous écrirons avant tout le monde, et rien d’autre.


